Ibrahim Traoré : « La démocratie ce n’est pas pour nous »

Le chef de la junte a affirmé, lors d’un entretien avec plusieurs médias, que les Burkinabè devaient tirer un trait sur l’idée de démocratie. Il a également abordé le cas de son prédécesseur, Paul-Henri Sandaogo Damiba, qu’il a confirmé être désormais “entre les mains de la justice”.

Le capitaine Ibrahim Traoré a affirmé jeudi, lors d’un entretien diffusé sur la radiotélévision burkinabè (RTB, média d’État), qu’il n’était même pas question de parler d’élections pour le moment. Selon lui, la démocratie ne serait pas adaptée au pays et les citoyens devraient cesser de considérer cette voie.

Déjà l’an dernier, il avait clairement déclaré que le Burkina Faso ne se trouvait pas dans un système démocratique. Alors que la transition politique était initialement prévue pour s’achever en juillet 2024 par des élections, la junte a modifié les plans en adoptant une « Charte de la révolution ». Ce document prolonge leur mandat de cinq ans supplémentaires à partir de cette date et offre au capitaine Traoré la possibilité de se présenter lors des « élections présidentielle, législatives et municipales », programmées en principe à la fin de cette période.

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