Vodou et pouvoir féminin : les manbo, gardiennes du sacré et de la communauté

Dans l’imaginaire collectif, le vodou haïtien est trop souvent résumé à des stéréotypes de transes, de poupées ou de malédictions. Pourtant, au cœur de cette spiritualité ancestrale réside un pouvoir féminin indéniable, incarné par les “manbo” : prêtresses, guérisseuses, médiatrices, éducatrices et parfois mêmes cheffes de communauté.

Leur rôle est bien loin d’être secondaire. Au contraire, elles occupent une place centrale dans la vie spirituelle, culturelle et sociale de nombreuses communautés haïtiennes.

Le terme “manbo” semble dériver du kongo mambo, signifiant “celle qui connaît les mystères”. Tout comme leurs homologues masculins, les houngans, les manbo sont initiées à des rites complexes. Elles maîtrisent la compréhension des loas (esprits), des plantes médicinales et des lois spirituelles. Elles président des cérémonies, supervisent les initiations, prodiguent des soins et servent d’intermédiaires entre les mondes visible et invisible. Ce savoir, transmis oralement à travers les générations, leur confère une autorité symbolique importante, particulièrement dans les zones rurales où l’État est souvent absent. LIRE LA SUITE SUR

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